Tour de France femmes avec Zwift - Van Vleuten, Vos, les Françaises ou encore les chutes : notre bilan de l'épreuve

Tour de France femmes avec Zwift – Van Vleuten, Vos, les Françaises ou encore les chutes : notre bilan de l’épreuve

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Les éternelles van Vleuten et Vos

Depuis quinze ans, le cyclisme féminin aura eu trois reines : Marianne Vos, Annemiek Van Vleuten et Anna van der Breggen. Si cette dernière a pris sa retraite, les deux autres sont encore là. Et bien là. A 35 ans, la Néerlandaise de la Jumbo-Visma a régné sur la première partie de l’épreuve avec deux victoires d’étape et une sérénité à toute épreuve qui lui a permis de porter cinq jours le maillot jaune avant de devoir le céder à sa compatriote. A 39 ans, la leader de la Movistar ne cesse de repousser les limites du possible. La voilà victorieuse du premier Tour de France femmes avec Zwift, grâce à deux succès sur les deux étapes de montagne. Le tout, après avoir gagné le Giro. Eternelles on vous dit !

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Les Françaises au rendez-vous

On ne sera pas passé loin d’un copier-coller de la performance des Français sur la Grande Boucle de juillet. Comme chez les messieurs, on aura eu deux Tricolores dans le top 10. Là encore une 4e place. Là encore une FDJ (Suez-Futuroscope) et une DSM. Cette fois, avantage à la formation néerlandaise avec Juliette Labous qui a cru jusqu’au bout au podium. Mais cette somptueuse 4e place confirme son beau Giro (9e et victoire d’étape) et le talent de la grimpeuse doubiste. Prometteur pour le futur, tout comme la 8e place d’Evita Muzic. Venue initialement pour soutenir Marta Cavalli (abandon), l’ancienne championne de France s’est montrée à la hauteur ensuite, passant pas loin de la victoire d’étape à Bar-sur-Aube (4e étape), tout comme sa coéquipière Marie Le Net, reprise à cinq kilomètres du but vers Rosheim (6e étape). C’est bien tout ce qui aura manqué aux Tricolores…

Juliette Labous (DSM) lors de la 8e étape du Tour de France femmes avec Zwift 2022

Crédit: Getty Images

La lutte pour les maillots distinctifs

La lutte pour les tuniques distinctives a été magnifique sur ce Tour de France femmes avec Zwift. Marianne Vos a dû se battre pour conserver le jaune avant de rendre les armes en montagne à une Annemiek Van Vleuten elle aussi challengée le dernier jour. Le maillot vert a, lui, été disputé tous les jours avec une lutte acharnée pour le moindre point entre Lorena Wiebes et Vos, jusqu’à l’abandon de la sprinteuse de la DSM. Si le maillot à pois s’est surtout joué dans le week-end final, on a vu la 2e du général Demi Vollering se battre pour les points à plus de 70 kilomètres de l’arrivée. Tellement rare… Sans oublier la tunique blanche de meilleure jeune mais aussi la valse des maillots en début de semaine. Tout le monde voulait en porter un. L’absence de bagarre dans ce domaine a suffisamment été critiquée en juillet pour ne pas se satisfaire de son retour sur l’épreuve féminine.

Marianne Vos (maillot vert), Annemiek van Vleuten (jaune), Shirin van Anrooij (blanc), Demi Vollering (maillot à pois) sur le podium final du Tour de France femmes 2022

Crédit: Getty Images

Du spectacle et deux gros numéros

Que demander de plus ? Ce Tour de France femmes avec Zwift nous aura offert un condensé en huit jours de tout ce que l’on aime en cyclisme, à l’exception des pavés. Le parcours varié a permis d’avoir du spectacle presque tous les jours avec des bordures sur la 2e étape, les côtes pentues du côté d’Epernay (3e étape) ou encore les chemins blancs vers Bar-sur-Aube (4e étape), où Marlon Reusser a signé le premier des deux gros numéros en solitaire qui ont marqué cette épreuve. Un solo de 22 kilomètres où la Suissesse a écœuré le peloton comme ses poursuivantes. Un récital malheureusement éclipsé par le chef d’œuvre de van Vleuten vers le Markstein. Une attaque d’une favorite dès le 1er kilomètre du premier col, à près de 90 bornes de l’arrivée, avant plus de 40 toute seule, on en redemande. Comme de ce Tour en général.

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LES FLOPS

Les chutes (malheureusement)

Il faudrait mentir pour ne pas affirmer que les chutes ont marqué cette 1re édition. Il faudrait aussi mentir pour estimer que c’est la faute des coureuses. Le Tour, c’est le Tour. Si cela a peut-être pu choquer autant pour les filles, c’est aussi parce qu’elles découvraient l’aura de la Grande Boucle, cette pression supplémentaire, cette nervosité constante, encore plus quand le vent est de sortie. Les chutes auront bien sûr influé sur la course, notamment pour l’abandon de Marta Cavalli, principale adversaire de van Vleuten sur le papier, mais elles font partie de la course et du Tour. Qu’il soit masculin ou féminin.

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L’ultime chemin empierré de la 4e étape

Si l’étape des chemins blancs n’a pas fait autant de dégâts que ne pouvaient le craindre les équipes des favorites, ce n’est pas faute d’avoir eu un terrain piégeux. Notamment le dernier secteur, celui de Vitry. Long de 3000m, il était dans un état plus que limite, indigne d’une course comme le Tour de France, avec de grosses pierres. Certaines s’en sont d’ailleurs plaintes comme l’Australienne Ruby Roseman Gannon (BikeExchange-Jayco) : “C’était le pire ‘gravel’ sur lequel j’ai jamais pédalé, il y avait vraiment des cailloux très pointus“. Heureusement, cela n’a pas eu de conséquence. Mais il n’aura pas dû être là.

Le peloton dans la poussière des chemins blancs sur la 4e étape du Tour de France femmes 2022

Crédit: Getty Images

La Trek-Segafredo a déçu

La moitié du peloton rêverait sans doute d’un tel bilan. Mais impossible pour la Trek-Segafredo de se satisfaire de ses personnes sur ce Tour de France femmes avec Zwift. Venue pour jouer au minimum le podium et des étapes, la formation américaine n’a réussi ni l’un, ni l’autre. Pourtant idéalement placée avant la montagne, Elisa Longo Borghini a dû se contenter d’une décevante 6e place, loin de ses ambitions. Et malgré la présence de la championne du monde Elisa Balsamo, pas de victoire d’étape non plus. Avec, en prime, des tactiques parfois douteuses comme sur la 2e étape où Balsamo s’est sacrifiée pour sa leader alors qu’elle pouvait jouer le sprint face à Vos. Ou la 7e étape où Longo Borghini est restée de nombreux kilomètres en chasse-patate derrière van Vleuten et Vollering avant d’exploser. Et de perdre le podium. Heureusement qu’il y avait Shirin Van Anrooij pour ramener le maillot blanc, et un peu de positif dans le bilan.

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