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OL : fortune, Aulas, PSG… Textor revient sur le rachat du club et ses ambitions avec les Gones !

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Plus d’un mois après la conférence de presse officialisant le rachat de l’Olympique Lyonnais par John Textor, l’homme d’affaires américain a accordé sa première interview française à L’Equipe. Dans cet entretien, le propriétaire de Botafogo ou de Molenbeek revient sur sa fortune, sa relation avec Jean-Michel Aulas, la rivalité avec le Paris-Saint-Germain ou encore ses ambitions sportives à la tête des Gones. 

Une fortune de 3 milliards ?

“Non. J’ai suffisamment d’argent pour avoir payé mes investissements avec du cash, sans banque et sans partenaire. Voilà. Si les gens de Lyon ont besoin d’un oligarque ou d’un État qui a de l’argent grâce au pétrole, ce n’est pas moi (rires). Je ne vais pas entrer dans ces discussions, ma mère m’a toujours dit de ne pas parler d’argent. (…) J’ai une lettre d’engagement de sa société. Pour gagner l’appel d’offres, nous devions montrer que nous avions des liquidités disponibles. Le moyen le plus rapide d’y parvenir était d’obtenir une ligne de crédit d’un groupe appelé Cannae Holding Company, rattaché à M. Foley. Je mets en gage tous mes actifs à travers Botafogo (D1 brésilienne), Crystal Palace et Molenbeek (D2 belge), ainsi que d’autres actifs personnels, afin de garantir cet emprunt. C’est pourquoi je suis le propriétaire majoritaire. Il fallait ce plan de financement pour faire le deal, c’est pareil pour toutes les grosses acquisitions, comme Chelsea. Nous ne creusons pas de dettes à l’OL, c’est ça le plus important.”

Le choix de Lyon

“Mon intérêt était de venir en France, surtout en raison de l’immigration, ici, notamment de l’Afrique francophone (dans l’optique de transferts entre ses différents clubs). Je n’ai pas dit que je voulais acheter l’OL car le club n’était pas à vendre. J’ai d’abord regardé des clubs beaucoup plus petits en France. Puis j’ai eu la surprise de voir Pathé et IDG quitter l’un des meilleurs clubs, l’un des mieux gérés, avec l’une des meilleures académies et avec en plus une diversité de business qui minimise le risque du foot. Je devais sauter dessus.”

De nouveaux dirigeants avec Jean-Michel Aulas ?

“Jean-Michel (Aulas) a un contrat et le reste du management reste en place. Il n’y a pas une seule personne que j’ai identifiée et qui pourrait venir. Pas une. D’accord, si quelqu’un crache sur mes chaussures tous les jours au bureau, je le virerai car j’adore mes chaussures, mais là il n’y a aucune raison (rires). Historiquement, je n’aime pas diriger les entreprises, je suis comme l’oncle fou perturbateur, provocateur. J’aime penser le monde dans cinq ans. Je vais appeler Jean-Michel et le challenger avec de nouvelles idées. Puis il me dira : “John, ça peut marcher”, ou pas. L’oncle fou ne doit pas diriger l’entreprise mais c’est lui qui amène parfois les bonnes idées.”

Rivaliser avec le PSG

“Pourquoi pas ? Si on amène les standards européens aux jeunes Américains, ils seront aussi bons. Paris est venu en Floride avec ce programme stupide de PSG Academy, en mettant des maillots à tout le monde. Les gens du PSG sont venus et ont créé ce programme, une licence, et ils m’ont dit qu’aucun enfant ne rentrerait au PSG. Et j’ai pensé : pourquoi ? Pourquoi dire ça, venir en Floride où il y a des latinos et déclarer que pas un de ces enfants ne sera dans l’équipe ? Pourquoi êtes-vous là ? Pour vendre des maillots ? Si je peux trouver onze joueurs dans le monde que vous ne pouvez pas trouver ou acheter, on peut vous battre. On ne les battra pas chaque année mais Lyon a déjà gagné contre le PSG.”

Textor consulté sur le mercato ?

“Non, mais Jean-Michel Aulas est formidable. Il m’informe, ils font un super boulot pour savoir comment l’équipe sera dans deux ou trois ans. J’ai des détails, mais Jean-Michel ne m’a pas demandé : “Dois-je vendre Paqueta ?” C’est un joueur important et je ne prends pas de décision.”

Les ambitions cette saison

“C’est très clair : revenir en C1, bien sûr. Au club, ils sont confiants. Ils ont des plans avec les anciens et les jeunes. Il est très difficile pour moi de juger le niveau du Championnat. C’est une Ligue dure, j’ai regardé beaucoup de matches mais même si je détiens le club à 90 %, je fais confiance, j’espère qu’ils ont raison dans leurs décisions. Ce sont des gens intelligents, ils connaissent, mais je regarderai comme vous ce qui se passe. Et je ne prendrai pas de décision avant de bien connaître ce Championnat.”


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