Popp Star

Popp Star

Deuxième meilleure buteuse de l’Euro derrière l’Anglaise Beth Mead, Alexandra Popp fera figure de principale menace pour la défense des Bleues mercredi soir. La championne olympique 2016 a dû surmonter bien des obstacles pour enfin disputer son premier Euro, à 31 ans, alors elle croque dedans à pleines dents. Un peu comme les animaux dont elle aime tant s’occuper au zoo.

27/07/2022 à 21h

Euro 2022

Diffusion sur

L’Allemagne aussi a son Journal de Mickey. Et le numéro du 8 juillet met à l’honneur Alexandra Popp. La capitaine de la Mannschaft y partage la couverture avec Daisy Duck. Changée en canard, l’attaquante aux cheveux blonds joue le rôle principal de la bande dessinée du magazine en venant aider l’équipe de Donaldville à remporter un match mal embarqué. Un scénario que l’intéressée a aidé à élaborer en apportant ses idées. Un scénario surtout similaire à celui qui semble s’écrire depuis trois semaines en Angleterre, où Popp (118 sélections, 57 buts) tire l’Allemagne vers le haut.

Popp, Germany style

La triple vainqueur de la Ligue des champions a pourtant commencé le tournoi sur le banc, Martina Voss-Tecklenburg lui préférant Lea Schüller pour l’entrée en matière face au Danemark. Qu’importe : elle enfile le costume de supersub et claque une tête victorieuse à la 86e minute. Son tout premier but dans un Euro, à 31 ans, célébré les larmes aux yeux par celle qui avait manqué les éditions 2013 et 2017 sur blessures. « J’ai eu du mal à y croire, racontait-elle à Canal+. Tout semblait un peu surréaliste à ce moment-là. C’est une étape qui signifie beaucoup pour moi. J’ai pu montrer par ma combativité et mon mental que je suis toujours une force sur laquelle il faut compter. Je ne suis pas seulement là pour faire de la figuration, je veux être importante pour l’équipe. »

Schüller positive au Covid-19, Popp retrouve le onze contre l’Espagne, brassard arc-en-ciel autour du biceps. Résultat ? Un nouveau coup de casque couronné de succès, quasiment dos au but, entre Laia Aleixandri et Patricia Guijarro. Puis un troisième, d’une tête piquée, face à la Finlande. Contre l’Autriche, c’est le pressing de la numéro 11 sur la gardienne Manuela Zinsberger qui a permis à sa formation de gratter le ballon et de se projeter rapidement vers la cage pour ouvrir le score. C’est encore en se jetant comme une morte de faim sur la portière qu’elle a pu contrer son dégagement et signer son quatrième but du tournoi en toute fin de match. Une rencontre qu’elle avait préparée en faisant un crochet… au zoo de Londres, se ressourçant alors auprès des coatis, des manchots et des suricates.

« On peut avoir une connexion avec des kangourous »

À l’aise avec le ballon, l’attaquante l’est tout autant avec les animaux. En parallèle de sa carrière sportive, elle s’est formée au zoo d’Essehof pour devenir soigneuse. « J’aime travailler avec les animaux. On peut avoir une connexion avec des kangourous, des ratons laveurs ou des ânes » , expliquait-elle à l’Ottawa Citizen. Encore touchée par sa rencontre avec un gorille au zoo de Duisbourg, « un moment indescriptible » où elle avait plongé son regard dans celui du singe, Poppi a pris pour habitude de scanner les alentours à la recherche des parcs animaliers. Un rituel qui fait partie de son équilibre. « C’est très important pour mon mental. Au football, on est soumis au stress, on voyage beaucoup, on se fatigue physiquement et mentalement. Ici, avec les animaux, je récupère, je recharge mes batteries, je retrouve le calme intérieur » , confiait-il à l’AFP en 2019.

Amie des bêtes et elle-même bête footballistique, la puissante avant-centre aurait encore une fois pu manquer le train de l’Euro. Victime d’une déchirure du cartilage du genou en avril 2021, elle devait initialement revenir en janvier… C’était compter sans une rechute à l’occasion d’un match amical. Obligée de passer une fois de plus sur le billard, Popp a finalement dû patienter jusqu’en mars pour renouer avec l’adrénaline de la compétition, après 315 jours d’absence. Malgré une saison à seulement quinze matchs et deux buts avec Wolfsbourg, la sélectionneuse Martina Voss-Tecklenburg lui a maintenu sa confiance. La native de Witten marche désormais dans les traces d’Inka Grings, buteuse à six reprises lors de l’Euro 2009. Et bonne nouvelle pour l’Allemagne : en tant que soigneuse, elle doit savoir comment s’y prendre pour apprivoiser Renard.

Wendie Renard des deux surfaces

Par Quentin Ballue


#Popp #Star

Leave a Comment

Your email address will not be published.