JO de Paris 2024 : budget, dispositif de sécurité, communication... Ce qu'il faut retenir de la "réunion de chantier" présidée par Emmanuel Macron

JO de Paris 2024 : budget, dispositif de sécurité, communication… Ce qu’il faut retenir de la “réunion de chantier” présidée par Emmanuel Macron

Deux heures de discussions et un menu très dense… À deux ans de l’échéance, Emmanuel Macron a réuni, lundi 25 juillet, l’ensemble des acteurs concernés par l’organisation des Jeux olympiques de Paris 2024. Ministres, préfet, représentants du monde sportif ont évoqué les deux enjeux majeurs : le budget et la sécurité. Le chef de l’État a mis l’accent sur son désir de transparence.

La promesse d’un budget “constant”

Pour que les Françaises et les Français se sentent associés à ces jeux, il faut qu’ils sachent en temps réel ce qu’il est est de l’avancement des chantiers, estime le président. Ils doivent également être tenus au courant de ce qu’il en est des incertitudes et des menaces. Au sujet du coût des Jeux, le discours est rassurant. “Le budget en euro constant sera tenu”, assure l’Elysée.

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Les subventions allouées à la Solideo (société de livraison des ouvrages olympiques) vont passer de 933 millions d’euros à 950 millions d’euros, soit une augmentation de moins de 1% par rapport à ce qui avait été budgété en 2016. Or c’est souvent le poste qui a réservé des surprises dans les précédentes éditions des Jeux olympiques.

Pas d’impôt olympique

Néanmoins, Il y a, reconnaît l’Elysée “un risque aujourd’hui d’écart” entre les dépenses et les recettes écarts qu’il faut corriger. Mais le président de la République et le gouvermenent se disent sereins sur la capacité des organisateurs à le faire dans les délais et les niveaux attendus.  Pour cela, il y a plusieurs pistes :  baisser certaines dépenses non obligatoires – c’est en négociation avec le CIO – augmenter les recettes en cherchant d’autres partenaires, mais aussi toucher à la “réserve pour aléas”, cette envelopppe de 315 millions d’euros mise de côté au cas où.“Il ne semblerait pas anormal que l’on puisse en modifier une part, fût-elle réduite”, envisage désormais l’Elysée.

En revanche, ce que n’envisage pas du tout l’Élysée, c’est une compensation par l’Etat et donc pas le contribuable. “L’idée d’un impôt olympique est totalement infondée voire farfelue”, tient-on à rassurer du côté du gouvernement.

7 000 à 11 000 policiers et gendarmes mobilisés

L’autre sujet épineux est celui de la sécurité. Emmanuel Macron et Elisabeth Borne ont tenu à montrer que cette question est prise à bras le corps par le gouvernement. Géralrd Darmainin assure qu’il va désormais organiser des réunions de suivi mensuelles. Après le fiasco du Stade de France, il fallait au moins ça.  Quelques chiffres, à affiner bien sûr, ont été présentés lors de la réunion : 7 000 à 11 000 policiers et gendarmes seront déployés chaque jour selon la nature des épreuves. S’il s’agit d’un match en salle fermée ou d’un marathon dans la rue evidemment le dispositif de sécurité ne sera pas le même. Ces moyens ne concernent pas les cérémonies des Jeux dont le cadre doit encore être précisé.

17 500 agents de sécurité à former

Les JO de Paris vont également nécessiter la mobilisation de 17 500 agents de sécurité par jour sur les sites de compétition. Et le ministère, conscient des difficultés à recruter des agents formés, annonce la prise en charge par l’État de la formation obligatoire de renouvellement de la carte professionnelle. Ce qui équivaut pour l’an prochain à neuf millions d’euros pour 33 000 formations.

L’armée en renfort, notamment pour la cybersécurité

Les policiers, gendarmes et agents de sécurité seront épaulés par d’autres corps de l’armée. La marine interviendra pour sécuriser les sites marins à Marseille et Thaïti, l’armée de l’air pour la lutte anti drone et les soldats de l’opération Sentinelle qui va s’intensifier d’ici 2024. Des moyens spécifiques seront également prévus pour la cybersécurité. Pour les jeux de Tokyo de 2021, 4 milliards d’attaques en ligne avaient été recensées.

Une “réunion de chantier” tous les trois mois

Une nouvelle “réunion de chantier” devrait avoir lieu fin octobre. Emmanuel Macron  souhaite en effet renouveller ce format tous les trois mois jusqu’au début des JO de Paris. Le président veut par ailleurs faire de la pratique du sport la “grande cause nationale” en 2024.


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