Championnats du Monde 2022 - Eugene (USA) - Le 4x100 m et Lavillenie dans le bon wagon

Championnats du Monde 2022 – Eugene (USA) – Le 4×100 m et Lavillenie dans le bon wagon

Le 4×100 m et Lavillenie dans le bon wagon

Les Bleus du 4×100 m ont remporté brillamment leur série en 38”09. Renaud Lavillenie s’est, pour sa part, qualifié pour sa sixième finale mondiale au saut à la perche, malgré une frayeur à son entrée en matière à 5,65 m, hauteur à laquelle il a eu recours à une troisième tentative pour s’en affranchir.

La perf

Les relayeurs convaincants

Vainqueurs de leur série en 38’’09, les quatre gaillards du 4×100 m tricolore ont affiché un visage conquérant pour s’offrir le luxe de couper la ligne d’arrivée en tête. Méba-Mickael Zeze, Pablo Mateo, Ryan Zeze et Jimmy Vicaut, dans cet ordre, savouraient « le plaisir » de gagner la course, toujours bon pour la confiance dans le cas d’une entrée en compétition, puisqu’aucun des quatre athlètes n’était aligné en individuel. « On voulait
depuis très longtemps courir
aussi vite
», notait Meba-Mickael Zeze. Si vite que les Bleus ont réalisé le deuxième chrono de l’ensemble des deux courses, derrière d’intouchables Américains, qui ont aligné Lyles, Coleman et Bracy dès les séries, pour un chrono de 37’’87.

Pas de quoi s’enflammer trop tôt pour les relayeurs français, lucides. « On se focalise sur nous-mêmes, on ne regarde pas ce que font les autres, soufflait Jimmy Vicaut. Ça n’est que la série, une finale, c’est toujours différent, on le sait très bien. S’il y a une possibilité d’aller chercher une médaille, on ne se privera pas, mais tout le monde sera là pour ça. On va d’abord essayer de renouveler cette performance, en sachant qu’une finale, ça nous transcende
toujours
plus.
» Estimant leur prise de risque à 7 sur une échelle de 10, les Bleus ont « assuré les marques, celles sur lesquelles on travaille depuis des mois », expliquait Ryan Zeze. Les hommes de Richard Cursaz sont visiblement de bons élèves.

Le chiffre

6

Renaud Lavillenie s’est qualifié pour sa sixième finale du saut à la perche aux championnats du monde (après 2009, 2011, 2013, 2015 et 2017), en sept participations. Sur un Hayward Field qu’il connaît comme sa poche pour y avoir déjà sauté plus d’une demi-douzaine de fois (dont une fois à 6,05 m, son record en plein air, en 2015), le Clermontois a quand même fait trembler son entourage et ses fans en ayant recours à un troisième essai à 5,65 m, sa barre d’entrée
dans
le concours. « J’étais confiant après un bon échauffement, ça m’a fait un bon petit ascenseur émotionnel », souriait-il après coup. Il a ensuite dompté 5,75 m à sa deuxième tentative, suffisant pour figurer parmi les heureux élus du jour.

Malgré le petit coup de stress dont il se serait bien passé, le recordman de France avait la mine des bons jours en zone mixte, car il a pu « retrouver [son] élan complet, [ses] perches de 5,10 m », et des repères qu’il « recherchai[t] depuis plusieurs mois. » Une bonne nouvelle au moment d’aborder un nouveau gros combat face à Duplantis et les autres, à l’issue duquel il compte bien « aller chercher une sixième médaille ».  

Son frère Valentin et son camarade d’entraînement Thibaut Collet se sont, hélas, arrêtés en qualifications dans l’Oregon, au terme d’un concours très relevé puisque douze perchistes ont franchi 5,75 m. Le premier nommé n’a « jamais réussi à se réveiller » et a échoué par trois fois à 5,50 m, sa première barre. « Un concours à l’image de ma saison », résumait-il, fataliste. Le Grenoblois, pour sa part, a également franchi 5,65 m à son troisième
essai. « En y mettant beaucoup
de colère, et en y laissant sans doute du jus et de l’influx
», analysait-il. Il n’a pu enchaîner à la hauteur suivante, et en gardait une « grande frustration », tant il était persuadé « d’avoir les moyens d’entrer en finale » de ses premiers Mondiaux. Ces deux-là auront quelques jours pour se vider la tête, avant de se relancer vers Munich, dont ils avaient déjà le goût à la bouche avant même de quitter le stade.

Lamote submergée

Solide et appliquée en séries du 800 m la veille, Rénelle Lamote a connu une demi-finale bien plus difficile, avec « des jambes horribles ». Bien placée en deuxième position à l’amorce du dernier virage, la demi-fondeuse du Racing Multi Athlon a vu quatre de ses adversaires lui filer sous le nez sans avoir la force nécessaire pour répondre. « J’ai fait tout ce que j’ai pu. Tactiquement, j’étais bien, dans la tête, aussi, mais physiquement, ça ne répondait
pas. Je me
suis retrouvée gorgée de lactique beaucoup trop tôt dans la course…
», pestait-elle. Elle en a finalement terminé en 2’00’’86, à la sixième place d’une course dominée par la Kényane Mary Moraa en 1’59’’65.

Etienne Nappey pour athle.fr
Photos : S. Kempinaire – JM Hervio / KMSP / FFA


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