Ce qu'il faut savoir sur l'épidémie de la variole du singe - DOSSIER

Ce qu’il faut savoir sur l’épidémie de la variole du singe – DOSSIER

SANTÉ – Le 6 mai, sept premiers cas de variole du singe étaient identifiés en dehors des pays d’Afrique centrale et de l’ouest, où la maladie infectieuse est endémique. Deux mois et demi après, plus de 15.000 cas ont été recensés dans 71 pays du monde, avec l’Europe comme épicentre, même si aucun décès n’y a été signalé à ce jour. Le continent représente près des trois quarts des cas recensés en ce mois de juillet. L’OMS a d’ailleurs déclenché ce samedi l’urgence de santé publique à portée, internationale, son plus haut niveau d’alerte.

En France, 1567 cas ont été recensés à la date du 21 juillet, dont près de la moitié en Île-de-France. 40 personnes ont été hospitalisées. Lors d’une réunion du Comité d’urgence ce jeudi 21 juillet, le directeur général de l’OMS s’est dit “inquiet” de la diffusion de la maladie et de l’augmentation du nombre de cas, même si les patients se remettent le plus souvent bien de leurs symptômes (boutons, démangeaisons, fièvre, maux de tête, courbatures..).

  • Comment se transmet le virus?

Comme pour le Covid, le contact prolongé à moins de 3 mètres avec une personne porteuse du virus peut favoriser la transmission à cause des microgouttelettes et des sécrétions respiratoires. Mais la très grande majorité (95%) des cas récents ont été transmis lors d’un contact sexuel, ajoute l’OMS s’appuyant sur une étude publiée dans la revue scientifique New England Journal of Medecine publiée le 21 juillet.

Cette dernière précise que 98% des personnes touchées étaient des hommes gays ou bisexuels. En France, tous les cas recensés à ce jour en France, sauf 7 adultes de sexe féminin et 2 enfants, sont des adultes de sexe masculin.

Un contact étroit et direct avec une personne positive “via les lésions cutanées (plaies, croûtes), les fluides corporels (sang, salive, sperme) ou les muqueuses (bouche, anus, orifices naturels produisant du mucus)” peut également causer la propagation du virus, comme un contact prolongé avec l’environnement du malade (literie, vêtements, vaisselle, linge de bain…).

➡️ Lire notre article: “On en sait un peu plus sur le mode de transmission des cas récents” 

  • Ce que vous devez faire si vous pensez être exposé

Pour freiner la transmission de la maladie, le gouvernement a étendu le 11 juillet la vaccination de manière préventive aux “groupes les plus exposés au virus”, à savoir les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH), les personnes en situation de prostitution et les professionnels exerçant dans les lieux de consommation sexuelle.

Après l’abandon du contact tracing, la seule solution pour freiner l’épidémie c’est la vaccination. Une carte des centres ouverts en France est disponible, ici, sur le site du ministère. Avec le délai recommandé de 28 jours entre les deux doses, il faut compter un mois et demi pour que la vaccination soit vraiment efficace.

Si vous pensez avoir contracté la variole du singe, -peu importe votre orientation sexuelle-, prenez contact avec votre médecin ou avec le 15, qui pourra alors vous orienter. Par mesure de précaution, portez un masque et isolez-vous. Après la consultation médicale, un test PCR sur une lésion permettra de confirmer que vous avez effectivement contracté la variole du singe.

➡️ Lire notre article: “Vaccin contre la variole du singe? Comment faire si vous êtes concernés”

 

  • Les associations appellent le gouvernement à accélerer

Face à la diffusion de l’épidémie en France, les associations de lutte contre le VIH, comme AidesSidaction ou encore Act-Up Paris, se mobilisent et demande un “vrai coup d’accélérateur” et “une action coup de poing” à l’État pour vacciner l’ensemble des personnes éligibles avant la fin de l’été. Un défi puisqu’il faudrait  rassembler 300.000 doses pour vacciner deux fois les 150.000 personnes actuellement éligibles.

➡️ Lire notre article: Face à la variole du singe, Aides réclame “une action coup de poing” à l’État

  • Un isolement “interminable” avec des conséquences

Trois semaines d’isolement, c’est trois fois plus que pour une contamination au Covid-19 et ce n’est pas sans conséquence sur la santé mentale et la situation financière des personnes positives et à l’isolement.

Une période difficile et un “coup de massue”, comme nous l’ont expliqué plusieurs hommes. “Au bout de deux, trois semaines, ça commence à être long. J’en avais clairement marre. Restez chez soi c’est bien une semaine, si encore on peut voir des gens ça va, mais là on ne voit personne”, nous a expliqué Yohann.

➡️ Lire notre article: “Pour les malades de la variole du singe, 21 jours d’isolement “interminables”

 

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