Quel avenir pour le Grand Prix de France de Formule 1 ?

Quel avenir pour le Grand Prix de France de Formule 1 ?

La « Summer Race », c’est ce week-end sur le circuit Paul-Ricard du Castellet, dans le Var, pour le Grand Prix de France de Formule 1. Au-delà de cette appellation poudrée de marketing, il pourrait surtout s’agir du dernier GP de F1 disputé sur le sol français puisque le contrat qui lie le Groupement d’intérêt Public (GIP) au Formula One Group (FOM), détenteur des droits commerciaux de la discipline, prend fin cette année. Et les négociations sont toujours en cours entre les deux parties pour une éventuelle prolongation jusqu’en 2027, comme le souhaite le GIP.

La situation, principalement l’attrait pour la F1, a radicalement changé depuis le dernier accord avec l’arrivée, notamment, de la série Netflix Drive to Survive, qui a drainé une multitude de nouveaux spectateurs vers la discipline, et aiguisé l’appétit de nouveaux venus comme le Qatar, l’Arabie saoudite, ou plus récemment Miami et Las Vegas. « La Formule 1 a le privilège d’avoir le vent en poupe et avec ce nouvel engouement, il y a plus de destinations qui souhaitent l’accueillir que de dates au calendrier », annonce à 20 Minutes, Eric Boullier, directeur du Grand Prix de France.

Avec la problématique du prix du ticket d’entrée quand des circuits comme l’Arabie saoudite, Miami ou Las Vegas paye aux alentours de 50 millions d’euros par an, contre « seulement » une vingtaine de millions pour des Grand Prix dits « historiques », comme celui de France, de Belgique, à Spa, ou de Monaco. « Il peut y avoir un traitement de faveur lié à l’ancienneté, mais il ne peut pas y avoir trop de différence pour le prix d’entrée sur le plateau. Si vous rentrez dans un restaurant et que vous payez votre steak 150 euros, et que je le paye 30 euros, vous ne seriez pas content en voyant l’addition », image Jean Alesi, qui souhaiterait néanmoins un GP de France pour les « 50 prochaines années ».

Un concert pour « offrir un moment magique » aux spectateurs

Dès lors, les organisateurs du Grand Prix de France tentent de se démarquer par tous les moyens, en plus de la course à l’affluence observée sur plusieurs courses depuis le début de cette saison, notamment à Barcelone, générant des problèmes monstres de circulation, ou à Silverstone. « On va dépasser les 200.000 personnes présentes sur l’ensemble du week-end, ce qui sera un nouveau record. Nous avons mis en place un plan de mobilité très ambitieux avec des accès limités en voiture, au profit des mobilités alternatives. Nous sommes d’ailleurs le seul organisateur de Grand Prix à avoir trois étoiles en termes de développement durable », se félicite, autant qu’il veut se démarquer, Eric Boullier.

Il souhaite également rendre le Grand Prix de France attractif grâce à « des animations », comme le retour d’un « concert sur la grande scène », afin « d’offrir un moment magique, exceptionnel » aux spectateurs. Au-delà des batailles en piste, le circuit Paul-Ricard n’est pas réputé pour être la course la plus palpitante du calendrier.

Fixé « d’ici à fin juillet »

Parmi les solutions évoquées, une alternance possible entre plusieurs circuits historiques européens, comme Spa. « A partir du moment où il y a plus de candidats que de dates, il y a des discussions sur la possibilité d’un système de rotation et d’alternance entre différents GP. Nous en sommes au début des discussions, est-ce que la FIA est prête à agrandir le calendrier ? Nous sommes en réflexion et on doit comprendre quelle direction veut prendre la F1 », estime Eric Boullier.

Mais le président de la F1, Stefano Domenicali, a mis un peu plus à mal l’avenir du Grand Prix de France sur le circuit du Castellet en affirmant récemment à L’Equipe qu’un GP de Nice pouvait aussi être une option pour l’avenir de la discipline en France. Ni Renaud Muselier, président de la région Paca, ni Christian Estrosi, maire de Nice qui a pourtant longuement œuvré pour le retour de la F1 au Castellet en 2018, n’ont souhaité répondre à nos questions sur l’avenir de l’épreuve en France. Preuve de la délicatesse du dossier. De nombreuses associations environnementales n’ont, elles, pas tardé à réagir en critiquant vivement cette option.

Toujours est-il que le circuit Paul-Ricard et le monde de la Formule 1 devraient être fixés rapidement, selon les mots de Stefano Domenicali : « Tout ce que je peux vous dire, c’est que d’ici à fin juillet vous en saurez plus sur le futur de votre Grand Prix ». Et pourquoi pas dès ce week-end de « Summer Race » ?

#Quel #avenir #pour #Grand #Prix #France #Formule

Leave a Comment

Your email address will not be published.