Covid-19 : ce qu'il faut retenir de la première étude de Santé publique France sur le Covid long

Covid-19 : ce qu’il faut retenir de la première étude de Santé publique France sur le Covid long

C’est la première étude réalisée sur un large échantillon de la population générale adulte par Santé publique France (SPF) sur le sujet. Alors que le pays fait face à la septième vague de Covid-19, l‘organisme a publié, jeudi 21 juillet, les premiers résultats de l’enquête “affection post-Covid”. Cette dernière a été réalisée en ligne entre le 22 mars et le 8 avril 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 27 537 personnes.

SPF prévient cependant que les résultats de cette étude doivent être interprétés “avec prudence” : “Ces résultats sont à prendre avec précaution, car basés sur un panel de volontaires”, a insisté vendredi matin Laure Carcaillon, épidémiologiste à SPF. La proportion déclarée de personnes ayant été infectées par le Sars-CoV-2 “est toutefois comparable à celle estimée par les systèmes de surveillance”. Franceinfo fait le point sur ce qu’il faut retenir de cette étude.

Fatigue, troubles de l’odorat… Les symptômes du Covid long 

L’étude de SPF est fondée sur la définition du Covid long établie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). L’institution onusienne considère que l’affection “survient habituellement dans les trois mois suivant l’infection, avec des symptômes et des effets qui durent au moins deux mois. Aucun autre diagnostic ne peut expliquer les symptômes et les effets de l’affection post-Covid-19.”

Quant aux symptômes, les plus fréquemment rapportés sont listés sur le site de la Haute Autorité de santé. Sont évoqués la fatigue, les troubles neurologiques, cardio-thoraciques, de l’odorat et du goût, digestifs et cutanés, ainsi que des douleurs. C’est donc tout logiquement que les pneumologues (16%), les neurologues (11%) et les infectiologues (5%) sont devenus les spécialistes les plus consultés par les personnes atteintes de Covid long, d’après les conclusions de Santé publique France.

Plus de 2 millions de personnes majeures touchées en France

L’étude soulève que 4% des répondants du panel de volontaires adultes présentent les critères d’un Covid long. Parmi les personnes interrogées ayant eu une “infection probable ou confirmée” au Covid-19 il y a plus de trois mois, le taux passe à 30%. Plus le temps passe depuis la dernière infection, moins ce chiffre est élevé : la prévalence passe à 20% dix-huit mois après la contamination.

Santé publique France, qui a appliqué cette estimation de la prévalence à l’ensemble de la population, estime que 2,06 millions de personnes majeures étaient atteintes d’un Covid long début avril 2022, au moment de la réalisation l’étude. 

Les femmes, les actifs et les personnes ayant été hospitalisées davantage concernés

Cette étude renseigne également sur le profil des personnes touchées par le Covid long. Parmi les personnes ayant été infectées, la prévalence est plus élevée chez les femmes (33,8%) et chez les actifs (32,3%). La population active regroupe les personnes ayant un emploi et les chômeurs, selon la définition de l’Insee

La prévalence est enfin plus élevée chez les personnes ayant déclaré avoir été hospitalisées (38%). Santé publique France n’a pas identifié l’âge comme un facteur associé au fait de développer cette pathologie. 

Le médecin généraliste, “premier point de contact” 

Confrontés à ces symptômes qui durent, les malades consultent d’abord leur médecin généraliste. Les personnes présentant une affection post-Covid-19 sont 87% à avoir consulté un généraliste au cours de l’année précédant l’enquête, contre 79% des participants infectés par le Sars-CoV-2 et 79% des participants non infectés. “Ce professionnel constitue donc le premier point de contact pour assurer le diagnostic et la bonne prise en charge de l’affection post-Covid-19. Une bonne information de celui-ci sur la pathologie et les dispositifs complémentaires de prise en charge apparaît nécessaire”, recommande SPF. A noter que près de 11% des répondants atteints de Covid long n’ont pas eu recours aux soins au cours des 12 mois précédant l’étude.

Une deuxième étude de SPF, sur un échantillon aléatoire en population générale, est prévue “à la fin de l’été”. Elle devra produire des estimations “plus robustes” sur le recours aux soins, la santé mentale et la qualité de vie des personnes concernées par un Covid long. 


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