Euro 2022 : manque de maîtrise, attaque rodée mais en quête d'efficacité, défense qui se cherche… Le bilan des Bleues à l’issue de la phase de groupes

Euro 2022 : manque de maîtrise, attaque rodée mais en quête d’efficacité, défense qui se cherche… Le bilan des Bleues à l’issue de la phase de groupes

Maintenant, une autre compétition commence. Qualifiée et première à l’issue de son groupe à l’Euro, l’équipe de France se tourne désormais vers son quart de finale face aux Pays-Bas, samedi 23 juillet. Un match disputé au New York Stadium de Rotherham, que les Bleues commencent à bien connaître pour y avoir disputé leurs trois premiers matchs de la compétition.

Le contenu et les scénarios, très différents, de ces trois rencontres laissent place à quelques satisfactions mais aussi des interrogations. Attaque, défense et efficacité… Franceinfo: sport fait le bilan de la phase de groupes des Bleues.

Tenir de la première à la dernière minute

Le constat était déjà là à l’issue du premier match contre l’Italie. Après 45 premières minutes étincelantes et cinq buts marqués, l’équipe de France s’était relâchée et avait proposé une deuxième période bien plus terne. Les Italiennes, pourtant dépassées, étaient tout de même parvenues à réduire l’écart. “On ne peut pas avoir 100% de possession, gagner tous ses duels. Il y a forcément des moments un peu plus difficiles”, a reconnu la sélectionneuse en conférence de presse avant le match contre l’Islande.

Mais après trois rencontres disputées, la situation n’a pas vraiment évolué. Les Bleues ne savent toujours pas tenir un match du début à la fin. Si elles s’en sont sorties avec réussite face à la Belgique grâce à une réaction en quelques minutes, le couperet a fini par tomber contre l’Islande. En tête dès les premières secondes, les joueuses de Corinne Diacre sont passées par plusieurs trous d’air et ont fini par être rattrapées sur un penalty sifflé à la dernière minute, après avoir subi plusieurs vagues d’attaques. Une erreur que les Bleues ne pourront désormais plus se permettre, sous peine de dire définitivement adieu à leurs espoirs de titre.

Une attaque en place mais…

C’est peut-être la plus grande satisfaction du début de tournoi pour les Bleues : le secteur offensif tourne plutôt bien. Avec huit buts inscrits en trois matchs, le bilan, forcément gonflé par la large victoire contre l’Italie (5-1), est plus qu’honorable. Mieux, les attaquantes françaises ont montré de la complémentarité et une belle entente, d’abord entre Delphine Cascarino et Kadidiatou Diani, puis entre Melvine Malard et Sandy Baltimore. Si la blessure de Marie-Antoinette Katoto a laissé craindre le pire, les jeunes remplaçantes ont montré qu’elles avaient les épaules.

Malgré tout, l’attaque tricolore gagnerait à être encore plus efficace. Face à l’Islande, les joueuses n’ont pas réussi à inscrire le second but qui les aurait mises à l’abri, malgré de nombreuses occasions. “On peut nous souhaiter de marquer sur chacune de nos occasions maintenant”, a déclaré Corinne Diacre en conférence de presse lundi soir. “C’est déjà bien d’avoir une équipe qui va de l’avant, qui est volontaire. Maintenant, il faut arriver à être efficace”, a-t-elle asséné.

Une défense qui doit encore se trouver

A l’opposé de l’attaque prometteuse, la défense française interpelle. La dernière garde a déjà craqué à trois reprises, et les Françaises n’ont pas encore été capables de terminer un match sans aller chercher le ballon au fond des filets. “A partir du moment où on met un but de plus que l’adversaire, ça va”, a relativisé Corinne Diacre après le match contre l’Islande. “On a le droit d’encaisser des buts dans le football. Ce soir, c’est anecdotique, le match aurait dû être fini. Le but contre la Belgique, on a su réagir, on marque juste après. Et contre l’Italie, quand on mène 5-0, c’est difficile d’analyser.” 

Les Françaises après l'égalisation de l'Islande, le 18 juillet 2022, lors de l'Euro à Rotherham (Royaume-Uni). (FRANCK FIFE / AFP)

La fébrilité défensive des Bleues, incarnée par le début de compétition difficile de la capitaine et supposée taulière Wendie Renard pose tout de même question. Certaines adversaires s’illustrent par leur solidité derrière, comme l’Allemagne ou l’Angleterre, qui n’ont toujours pas encaissé le moindre but, ou même l’Autriche, qui n’a cédé qu’à une seule reprise, lors du match d’ouverture face aux hôtes anglaises.

Les Françaises ont tout intérêt à retrouver une certaine assise défensive pour continuer d’avancer. Trois buts pris en trois matchs à l’Euro, c’est beaucoup quand on les compare aux cinq encaissés sur leurs 14 derniers matchs avant l’Euro, en ayant notamment joué l’Allemagne, le Brésil ou les Pays-Bas.


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