France-Islande : pas de bal pour les coiffeuses ?

France-Islande : pas de bal pour les coiffeuses ?

Attention aux apparences : le dernier match de groupe des Bleues sera tout sauf une partie de plaisir. Déjà parce que l’Islande a une qualification en quarts à aller chercher et que la France va vivre son premier test grandeur nature depuis le forfait de Marie-Antoinette Katoto. Avec l’obligation morale de rester sur sa dynamique victorieuse pour aborder le futur duel face aux Pays-Bas avec un maximum de sérénité.


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Entre la France et l’Islande, c’est une longue histoire d’amour, mais à sens unique. Hormis une victoire de prestige à Reykjavik en juin 2007, et un match nul douze ans plus tôt, la bande des Dottir n’a connu que l’échec face aux Bleues : neuf très exactement. On se rappelle celui de l’Euro néerlandais il y a cinq ans, lorsque qu’Eugénie Le Sommer avait converti un penalty salvateur en fin de partie pour permettre à la France de prendre la tête de son groupe, dont elle avait terminé deuxième.
Cette fois-ci, les choses sont légèrement différentes : l’EDF a déjà validé sa qualification en quarts ainsi que la première place de la poule D, tandis que l’Islande ne doit absolument pas perdre pour accrocher une place de dauphine, à laquelle l’Italie et la Belgique peuvent encore prétendre. Cela signifie-t-il pour autant que les Bleues sont les seules à être dispensées de pression ? Rien n’est moins sûr. Déjà parce qu’en cas de succès, elles égaliseraient leur record de victoires consécutives (dix-sept), vieux de dix ans, et qu’avec le forfait récent de Marie-Antoinette Katoto, l’heure est déjà à la préparation du quart de finale du 23 juillet face à un adversaire que l’on connaît désormais : les Pays-Bas.

Le fameux deuxième tournoi

En conférence d’avant-match, Corinne Diacre n’était pas d’humeur bavarde. Niveau infirmerie, tout juste a-t-elle consenti à confirmer que ses « 22 joueuses sont aptes » . En revanche, peu d’indices à se mettre sous la dent pour avoir une mince idée de son futur XI de départ face aux Islandaises : « Je fonctionne avec un groupe, pas avec des titulaires et des remplaçantes. Il y a des filles qui démarrent, d’autres qui entrent, et tout le monde peut démarrer. C’est pour ça que mon staff et moi avons choisi ces joueuses » , analysait la sélectionneuse qui s’est tout de même fendue d’une boutade en annonçant qu’elle alignerait « Wendie (Renard) devant » . La plaisanterie vite balayée, Diacre a tout de même tenu à souligner être « satisfaite » des performances de Kadidiatou Diani « sur son aile droite » . On pourrait dès lors supputer qu’un plan où la Parisienne serait repositionnée dans l’axe, tandis que Delphine Cascarino prendrait le côté droit – celui auquel elle a l’habitude d’évoluer à Lyon – n’est pas à l’ordre du jour.

L’autre information que la sélectionneuse a bien voulu confirmer, c’est qu’on ne toucherait pas au schéma tactique. Ainsi, les Bleues débuteront en 4-3-3 et, tous les postes ayant été doublés, il serait donc logique qu’Ouleymata Sarr démarre contre l’Islande sur le front de l’attaque. Avec, on l’espère pour elle, un peu plus de réussite que face à la Belgique. Ne serait-ce que pour se mettre en confiance avant le rendez-vous du 23 juillet contre les Oranje Leeuwinnen. La nouvelle est tombée à peine une heure avant le début de la conférence de presse, mais ni Corinne Diacre ni sa capitaine Wendie Renard ne se sont laissées perturber par l’idée d’affronter les championnes d’Europe en titre. « À la veille de l’Islande, on prépare le match contre l’Islande. Le quart, on verra après » , a lâché la première. « Finalement, il n’y a que deux équipes qui sortent des poules. Ensuite, il y a une deuxième compétition qui commence et je pense qu’on verra des attitudes différentes à ce moment-là, car c’est un match couperet : si tu perds, tu rentres à la maison, a tenté la seconde, avant de repasser derrière la ligne officielle : Mais il y a d’abord l’Islande avant de se pencher sur le début de cette nouvelle compétition. » Circulez, y a rien à voir. Nul doute que les Néerlandaises, elles, en plus d’avoir des supporters qui leur assureront de jouer à domicile, ne se priveront pas de l’avantage de pouvoir observer leurs futures adversaires. La meilleure réponse à leur apporter sera donc une victoire de prestige, pour montrer qu’il faudra compter sur les Bleues, même affaiblies, pour vendre chèrement leur peau.

Par Julien Duez, à Rotherham

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