Euro féminin 2022 : la France qualifiée pour les quarts de finale

Euro féminin 2022 : la France qualifiée pour les quarts de finale

Les Bleues de Corinne Diacre se sont qualifiées difficilement face à la Belgique, jeudi 14 juillet. Insolentes de facilité quatre jours plus tôt contre l’Italie (5-1), les Françaises ont, cette fois, lutté jusqu’au bout pour disposer de la Belgique (2-1), nation pourtant la moins bien classée du groupe D au classement FIFA (19e). « On savait qu’on n’en mettrait pas cinq à la Belgique ce soir, mais on a quand même su gagner ce match, et c’est bien là l’essentiel », résumait laconiquement Corinne Diacre à l’issue de la rencontre.

Le bon vieil adage dit qu’on ne doit pas changer une équipe qui gagne. La sélectionneuse a pourtant procédé à deux réajustements tactiques, avec le retour de Griedge Mbock en défense, surprenante remplaçante de dernière minute lors de la rencontre précédente, et la titularisation de Clara Mateo au milieu de terrain. Des changements réalisés dans l’optique de « concerner un maximum de joueuses et d’essayer d’amener un petit peu de fraîcheur sur le début de match », selon Corinne Diacre.

Ce remodelage n’a en rien impacté la dynamique française en début de partie, Kadidiatou Diani ouvrant la marque d’une tête piquée dans la surface dès la 6e minute. Mais, ensuite, si Kadidiatou Diani et, surtout, Delphine Cascarino, élue joueuse du match, ont multiplié les appels dans le dos de la défense, les Françaises, en dépit de nombreuses tentatives (27 tirs, contre 2 frappes adverses), ont manqué de précision dans le dernier geste.

Souvent arc-boutées dans leur moitié de terrain, les Belges sont revenues au score sur l’une de leurs rares incursions dans le terrain adverse : Janice Cayman s’est arrachée devant sa coéquipière à Lyon, Wendie Renard, pour tacler du bout du pied droit le ballon dans le but de Pauline Peyraud-Magnin (36e).

Marie-Antoinette Katoto, la tuile

Si cette égalisation est apparue comme une stupéfaction tant les Françaises contrôlaient le jeu, un événement inattendu quelques minutes auparavant a dessiné les contours d’une soirée laborieuse. Marie-Antoinette Katoto, star annoncée de l’Euro, a stoppé sa course à la 12e minute, boitillant sur une attaque française, avant de s’écrouler sur la pelouse quelques secondes plus tard, grimaçant de douleur.

Sortie à la 17e minute, l’avant-centre du Paris-Saint-Germain est réapparue à la pause en béquilles, avec un énorme sac de glace sur le genou droit. C’est du banc qu’elle a vu le but de Griedge Mbock de la tête (40e), permettant aux Bleues de reprendre un avantage définitif.

Touchée au même endroit à l’entraînement la veille, Marie-Antoinette Katoto a subi une entorse du genou. Si elle n’avait plus rien sur son articulation au coup de sifflet final, c’est une joueuse marquée sur son visage qui a filé le long du couloir de la zone mixte, escortée par son équipière Kenza Dali. Son avenir pour la suite de l’Euro est en suspens.

« Elle a un profil de jeu qui est important pour nous. Dos au but, elle est capable de conserver les ballons, de par sa qualité technique et son gabarit dans la surface. C’est sûr que la perdre serait difficile pour nous », rappelle la capitaine, Wendie Renard, qui a manqué la balle de 3-1 avec un tir au but repoussé par la gardienne Nicky Evrard en toute fin de match (89e), avant de réaliser un incroyable loupé du pied gauche devant la cage grande ouverte.

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Cap vers les quarts dans la douleur

Si les Françaises ont mené les débats sans leur arme offensive principale, le contenu de la seconde période a mis en lumière certaines carences. La remplaçante de Marie-Antoinette Katoto, Ouleymata Sarr, s’est montrée peu inspirée, ratant plusieurs situations dangereuses.

Plus globalement, les Tricolores ont peiné dans la construction des actions, affichant un déchet technique et des signes d’usure physique encore jamais vus. Si les Belges n’ont frappé qu’une fois au but de Pauline Peyraud-Magnin en seconde période, cette dernière a bien cru au but gag après une mésentente avec sa capitaine, Wendie Renard, sur un centre parti de la droite (84e).

Malgré une fin de partie poussive, la France est la troisième nation officiellement qualifiée pour les quarts de finale, après l’Angleterre et l’Allemagne. Contrat rempli pour la troisième nation au classement FIFA, qui retrouvera un stade de la compétition qu’elle n’a jamais encore franchi dans son histoire. Les Bleues ont obtenu leur billet pour le top huit en seulement cent quatre-vingts minutes, à l’issue de deux rencontres à la physionomie totalement différentes.

« On va savourer et récupérer. Il faut profiter des moments joyeux quand ils se présentent. C’est rare de se qualifier au bout de deux matches », déclare Corinne Diacre. Rentrés dans la soirée à leur camp de base d’Ashby-de-la-Zouch, la sélectionneuse et son staff feront un point sur les blessures, avant de se projeter sur le dernier match de groupe, face à l’Islande, lundi 18 juillet.

« C’est une pression en moins pour le match contre l’Islande et c’est un objectif atteint. C’est de bon augure pour la suite, on est sur la bonne voie », sourit Delphine Cascarino. Assurée de finir première du groupe D, l’équipe de France disputera un quatrième match de rang à Rotherham, pour son quart de finale, le 23 juillet au soir. Pour, peut-être, goûter aux premiers frissons d’une qualification pour le dernier carré d’un Euro.


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