Girondins de Bordeaux. Les Girondins devant une nouvelle copie

Girondins de Bordeaux. Les Girondins devant une nouvelle copie

Attendue, pour pouvoir saisir officiellement le Comité National Olympique et français et comme nouvelle base de travail…

Attendue, pour pouvoir saisir officiellement le Comité National Olympique et français et comme nouvelle base de travail, la décision motivée de la Commission d’appel DNCG de la Fédération (FFF) a mis à jour de nombreux désaccords sur le projet financier entre la lecture de ses membres et celle des Girondins, sur le fond comme sur la forme. Les dirigeants bordelais et leurs créanciers Fortress et King Street vont avoir une semaine à dix jours pour retravailler leur copie avec, toujours au cœur, les 40 millions d’euros nécessaires pour valider le budget 2022-2023 et la dette à restructurer.

Noël Le Graët s’invite

Le dernier élément, majeur, d’une journée à nouveau rocambolesque et débutée au petit-déjeuner par le passage du président de la FFF Noël Le Graët dans l’émission Télématin sur France 2. Interrogé sur la situation des Girondins, poussé vers la liquidation judiciaire par la sanction, le Breton n’avait pas fait de sentiment. « C’est dommage pour Bordeaux, mais les risques qui ont été pris sont un peu insensés. La meilleure relation pour moi, c’est Strasbourg (en 2011). J’avais conseillé : Descend (en amateur, NDLR), tu ne pourras jamais rembourser. Cela a été fait et bien fait. » Sans que le nom du patron fédéral ne soit jamais cité, la déclaration de Le Graët a plané à plusieurs reprises, Laurent Cotret évoquant des « parallèles hasardeux ».

« Le Mans, Strasbourg, à l’époque, ne sont pas des exemples pertinents, car ils ne pouvaient plus faire face à leur passif exigible avec leurs actifs disponibles. Nous ne sommes absolument pas dans cette hypothèse. Nous pouvons faire face à notre passif exigible avec notre actif disponible en l’état, et nous pouvons le faire pendant toute la saison (2022-2023) », a poursuivi l’homme de loi. « Ces clubs ne payaient plus rien. Ce n’est pas le cas ici », a renchéri Gérard Lopez.

Viable, mais…

Pendant une heure, dans la nouvelle salle de presse de l’extension du centre pro inaugurée pour l’occasion en symbole assumé d’un club qui se voit un avenir au haut niveau, les dirigeants ont expliqué et justifié leur projet présenté mardi en appel. Ils ont appuyé sur la viabilité qu’ils donnaient pour l’année à venir, citant les cabinets d’avocats et d’experts-comptables renommés qui ont participé, et surtout la validation par le Tribunal de Commerce de Bordeaux.

« Nous voulons que ce dossier soit revu de manière factuelle, sans charge politique »

Les réponses apportées aux manquements soulignés par la DNCG en première instance n’ont donc pourtant pas tenu aux yeux des membres (essentiellement avocats spécialisés et experts-comptables) de la Commission d’appel. Selon nos informations, deux principaux points n’ont pas été validés : la remontée de la moitié de la dette (soit 26 millions d’euros) due par les Girondins aux fonds d’investissement américains King Street et Fortress vers la société JB Dynamie, créée l’an passé au Luxembourg pour s’intercaler dans la propriété juridique du groupe entre Jogo Bonito Group (le holding) et La Dynamie (société mère des Girondins), et le contrat avec Fortress pour la garantie sous forme de ligne de crédit obligataire pour les 14 millions de ventes de joueurs promises.

Dette et garantie

Les accords passés avec les créanciers ont aussi été contestés car jugés sous conditions suspensives (c’est-à-dire qu’ils ne seraient valables qu’en cas de maintien en Ligue 2) par la Commission quand le club assure qu’ils sont sous conditions résolutoires (c’est-à-dire effectifs mais révoqués si le club n’est pas maintenu en Ligue 2).

Gérard Lopez et ses conseillers vont donc devoir relancer les discussions avec King Street et Fortress sur les deux aspects qui valent le rapport de force depuis deux mois : un abandon d’une partie de la dette par les fonds ou un transfert de responsabilité où le club serait totalement exclu ; la mise sur un compte bloqué des 14 millions d’euros demandés. Les Girondins auront eu au moins une bonne nouvelle : non comptabilisé par la Commission car non voté à la date de l’audience, le report en 2026 du paiement des 4,22 millions d’euros dus à la Métropole pour 2022-2023 l’a été hier.

« Nous voulons que ce dossier soit revu de manière factuelle, sans charge politique », lançait Gérard Lopez. La bataille s’annonce ardue.

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