Tour de France 2022. Ce mardi, l’étape la plus imprévisible de la Grande Boucle ?

Tour de France 2022. Ce mardi, l’étape la plus imprévisible de la Grande Boucle ?

Dans le peloton, beaucoup de coureurs ne parlaient, déjà ce week-end, que des pavés, de leur difficulté, leur dangerosité, etc. Ils n’ont pas tort, mais le défi qui les attend n’arrive que mercredi. En attendant, dès ce mardi, la 4e étape du Tour de France tracée entre Dunkerque et Calais pourrait provoquer du mouvement en tête de peloton et un possible scénario à bordures (cassures causées par le vent). Avec, in fine, quelques leaders piégés. On vous l’accorde, ça n’est pas acquis du tout, et l’histoire récente du Tour (samedi au Danemark) nous a démontré qu’il valait mieux rester prudent. Après tout, c’est toute la magie de la Grande Boucle, de ces chimères du matin…

Mais tout de même. Selon les dernières tendances météo, du vent venant du Nord devrait souffler entre 15 et 25 km/h demain sur la côte d’Opale. Loin d’être une tempête, donc, mais suffisant, surtout si les rafales s’y mettent, pour permettre au peloton de se scinder dans le final. Les locaux, d’ailleurs, pensent que cette journée peut faire mal à beaucoup de monde. Et il se dit que Thierry Gouvenou, le traceur du Tour, considère cette journée comme l’une de ses belles trouvailles du Tour cet été.

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Dunkerque – Calais, « journée très piégeuse »

« Ça va être une journée très piégeuse, nous disait ce week-end Alain Deloeuil, directeur sportif de Cofidis et originaire du Nord. Tout va dépendre du vent. Et si le vent est là dans le final, ça va être dur à gérer. C’est le bord de mer, c’est le type d’étape qu’on a déjà fait plusieurs fois sur les Quatre jours de Dunkerque​, et à chaque fois il y avait des coureurs de partout… Même si ce sont de belles routes, ça risque d’être compliqué. »

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L’étape 4 du Tour de France 2022, un parcours au potentiel redoutable

Thierry Gouvenou, donc, le directeur technique du Tour, croit au potentiel redoutable de cette journée. Notamment parce qu’avant le final vers Calais, cinq ascensions de quatrième catégorie sont au programme. L’étape a été tracée dans les monts des Flandres et du Boulonnais. On va monter des côtes, franchir des plateaux ventés, et on a énormément de changements de directions. Beaucoup de coureurs ont fait l’impasse sur cette étape, mais elle pourrait conduire à des surprises. Une équipe bien organisée pourrait déjà effectuer une belle attaque sur ce genre de parcours.

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Avant l’arrivée : « la probabilité de bordures existe »

Le moment clé pourrait se situer autour de l’ascension de la côte du Cap Blanc-Nez, à 11 km de la ligne. Soit juste avant, soit pendant, soit juste après. Le peloton aura alors du vent de côté à ce moment-là, et certains pourraient décider de muscler les choses. « Sur le final, quand on va virer sur la cote, la probabilité de bordures existe si le vent souffle suffisamment fort, pense Alain Deloeuil. Dans la montée du Blanc-Nez, ce n’est pas suffisamment dur pour que des attaques prennent le large, mais ça va étirer le peloton, et derrière dans la descente, elle peut être faite plein gaz par les premiers et ça peut provoquer des cassures. On replonge sur Sangatte, on est exposés au vent, le peloton va se mettre en file indienne, ça risque de casser en plusieurs groupes… »

Tour de France 2022. Ce mardi, l’étape la plus imprévisible de la Grande Boucle ?

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