Zidane, Italie, éternel intérimaire... Cinq choses à savoir sur Igor Tudor, le futur entraîneur marseillais

Zidane, Italie, éternel intérimaire… Cinq choses à savoir sur Igor Tudor, le futur entraîneur marseillais

Igor Tudor sera le nouvel entraîneur de l’OM Andrea Staccioli / Insidefoto / PANORAMIC

Annoncé comme le successeur de Jorge Sampoli sur le banc de l’OM, l’ancien international croate est encore méconnu de ce côté des Alpes. Découverte.

Il est lié à l’Italie

Né dans la ville de Split, sur la côte dalmatique de Croatie qui possède une riche culture italienne et de profonds liens historiques avec l’Italie, Igor Tudor est un ancien international croate (55 sélections) qui a disputé la Coupe du monde 1998 en France, avec une troisième place à la clé, et aussi le Mondial 2006, qui marque la fin de son époque internationale avec une dernière cape contre l’Australie, le 22 juin). Il a été élu meilleur joueur croate de l’année en 2001.

S’il est formé à l’Hadjuk Split, Tudor a surtout passé la majorité de sa carrière en Serie A où il a joué sept saisons à la Juventus et deux à Sienne pour un total de 159 apparitions dans l’élite italienne. Ancien défenseur, il s’y fera un nom dans les années 2000 en réalisant le doublé Championnat/Supercoupe d’Italie en 2002 et 2003.

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Il a joué avec Zidane

Lilian Thuram, David Trezeguet, Didier Deschamps… Igor Tudor a côtoyé de nombreux joueurs français lorsqu’il portait les couleurs des Bianconeri mais Zinédine Zidane reste le tricolore avec qui le Croate s’entend le mieux. Comme un symbole, il s’apprête à prendre les rênes du club marseillais, ville de naissance de son ancien coéquipier.

Quand Andrea Pirlo, alors entraîneur de la Juventus en 2020, se trouvait sur un siège éjectable, les médias italiens militaient déjà pour un retour de «Zizou» à Turin en tant qu’entraîneur. L’idée de former un duo avec le Croate se faisait ressentir par de nombreux tifosi et journalistes du Piémont, alors que Tudor était déjà présent dans le staff de Pirlo.

Igor Tudor face à Ronaldinho lors du Mondial 2006 JB Autissier / fep / Panoramic

Il n’est jamais resté plus de deux ans sur un banc

Le gros point noir sur le CV d’Igor Tudor reste l’instabilité. Il n’a jamais su installer son projet sur le long terme. En Italie, le Croate a longtemps été considéré comme «le pompier de service» ou «l’éternel intérimaire» qui vient sauver les meubles, remettre de l’ordre et maintenir un club en Serie A avant de plier bagage. Sa plus longue expérience sur un banc ? Au Hajduk Split, entre avril 2013 et février 2015.

Huit mois au PAOK, sept mois à Karabükspor en Turquie, dix mois à Galatasaray en 2017, quatre petits matches seulement à l’Udinese en 2018 avant d’y revenir en 2019 pour rester sept mois. Un retour à Split ensuite en 2020, de janvier à août. À Vérone, il est resté neuf mois avant de partir d’un commun accord avec sa direction.

Igor Tudor lors d’une séance d’entraînement à Galatasaray. Seskim / Panoramic

Un football très offensif

À l’Hellas Vérone, avec son 3-4-3 étiré ou 3-4-2-1, Igor Tudor basait sa philosophie sur l’attaque avec un bloc fort dans l’axe, composé notamment de l’ancien Niçois Adrien Tameze. Un système remarquable par son pressing haut, son agressivité, son rythme intense sur contre-attaque mais aussi son déséquilibre avec une défense parfois trop fiable. «En tant qu’ancien défenseur, je dis que j’essaie d’attaquer, d’être proactif. La différence aujourd’hui en tant que coach c’est que vous allez avoir une idée et essayer de la transmettre à ceux qui s’entraînent. Je suis contre le fait de lancer de longs ballons, j’ai tendance à jouer» expliquait-il à la Gazetta dello Sport en 2018, citant Gian Piero Gasperini comme modèle à suivre.

L’entraîneur croate sait tirer le maximum de ses joueurs offensifs à l’image du trio Gianluca Caprari, Antonin Barak et Giovanni Simeone, l’un des tridents les plus prolifiques la saison passée avec 40 buts réalisations. C’est un coach caractériel proche de ses joueurs qui axe sa gestion sur le mental, la dureté et l’austérité.

Il n’a jamais coaché en Ligue des champions

Autre inquiétude qui pourrait émerger à Marseille, Igor Tudor n’a jamais dirigé une seule rencontre de Ligue des champions en tant qu’entraîneur. Si son expérience des grandes compétitions n’est plus à prouver en tant que joueur (Mondial, Euro, Ligue des champions), la préparation n’est pas la même, assis sur un banc à donner des consignes à onze joueurs.

Quand on sait que l’OM retrouve la Ligue des champions cette année et que tout le peuple marseillais espère de meilleurs résultats qu’en 2014 (dernier de son groupe avec 0 point) et qu’en 2021 (dernier de son groupe avec 3 points), l’arrivée de Tudor sur le banc marseillais ne gommera pas – a priori – les fantômes des échecs passés côté club olympien.

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