Covid-19 : le tennis professionnel divisé sur la gestion sanitaire de la pandémie

Covid-19 : le tennis professionnel divisé sur la gestion sanitaire de la pandémie

La résurgence du Covid-19 agite le monde du tennis professionnel. Les forfaits à Wimbledon de Marin Cilic et Matteo Berrettini, lundi 27 et mardi 28 juin, l’ont rappelé. Alors que l’ATP, qui gère le circuit professionnel masculin, et la WTA (le circuit féminin) pensaient avoir tourné la page du Covid-19, les renoncements de deux outsiders au tournoi du Grand Chelem londonien interrogent sur la stratégie sanitaire.

Matteo Berrettini s’en est expliqué dans un long message sur Instagram, dans lequel il a exposé sa vision des choses : « J’ai ressenti les symptômes de la grippe et je suis resté à l’isolement ces derniers jours. Les symptômes n’étaient pas sévères, mais j’ai estimé qu’il était important de refaire un test ce matin pour protéger mes collègues joueurs et tous ceux qui sont impliqués dans le tournoi », a notamment expliqué l’Italien.

Aucun test obligatoire n’est imposé pour Wimbledon (du 27 juin au 10 juillet), c’est donc la conviction personnelle du finaliste de l’édition 2021 qui l’a amené à privilégier la sécurité. Une position qui n’est pas partagée par tous sur le circuit. Lassée par les restrictions sanitaires, la joueuse française Alizé Cornet plaide, elle, pour un assouplissement des règles. « Le Covid, maintenant, est entré dans les mœurs, il y a les vaccins, etc. Si on repart dans des trucs, moi, je n’y vais pas ! », a-t-elle déclaré en conférence de presse après sa victoire au premier tour de Wimbledon, mardi 28 juin. La numéro 1 française, 37e au classement WTA, espère que les décideurs du tournoi londonien « auront l’intelligence » de ne pas instituer un protocole sanitaire renforcé au cours des prochains jours. Une décision qui serait, après la disparition des points habituellement attribués lors du Grand Chelem sur herbe, « le pompon », selon ses propres termes.

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Suspicion de cluster à Roland-Garros

C’est toutefois la suite de son discours qui a créé la polémique. « A Roland-Garros, il y a eu une épidémie de Covid, personne n’en a parlé », a révélé la joueuse de 32 ans face aux médias, avant de revenir sur ses propos le lendemain en évoquant plutôt des soupçons. Son message initial pouvait en effet prêter à confusion : « Dans les vestiaires, tout le monde l’a eu et on n’a rien dit. Quand ça sort dans la presse, sur des grands joueurs comme ça, ça va commencer à mettre le feu au lac partout, et ça, ça m’inquiète un peu. »

Face aux critiques, Alizé Cornet a reçu le soutien de sa compatriote Tatiana Golovin. « Les Tchèques ont toutes eu le Covid [durant Roland-Garros] et personne n’en a parlé, a renchéri mercredi, auprès de l’Agence France-Presse, l’ancienne joueuse devenue consultante sur la chaîne BeIN Sports. Il y a eu beaucoup de cas, on n’en a pas parlé. On en parle parce qu’il y a eu le cas Berrettini. Il y a eu des cas à Roland et personne n’en a parlé. »

Des accusations réfutées en bloc par la Fédération tchèque de tennis. « Sa déclaration est si absurde qu’on a du mal à croire que quelqu’un ait pu tenir de tels propos et voulu dire ça. C’est complètement absurde », a balayé le porte-parole de la fédération, Karel Tekjal. Lors du tournoi parisien, seule la Tchèque Barbora Krejcikova, sacrée en 2021, avait révélé publiquement sa contamination et renoncé à disputer son match en double après son élimination en simple au premier tour contre la Française Diane Parry, le 23 mai.

Une décision qu’ont également été contraints de prendre Matteo Berrettini et Marin Cilic. Preuve supplémentaire que le Covid-19 n’a pas fini de jouer les trouble-fêtes sur les terrains de tennis.


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